A la découverte du Spitzberg.

Île du Spitzberg avec ses montagnes enneigées et ses terres gelées.
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Ce voyage sur l'archipel du Svalbard, et plus particulièrement sur son île principale, le Spitzberg, a été réalisé début mai 2026. Au Spitzberg, pas de road trip possible. Il n'y a tout simplement pas de routes, à part à Longyearbyen, la capitale administrative du Svalbard. Cette ville d'à peu près 2600 habitants, est une ancienne cité minière. La ville a été créée en 1906 par un Américain du nom de Longyear pour y exploiter le charbon. Le Svalbard ne fait pas partie de l'espace economique européen. Il ne fait pas partie non plus de l'espace Schengen. Même si le territoire est gouverné par la Norvège, il vous faudra un passeport pour y entrer. La majorité de la population est d'origine norvégienne, on y trouve aussi une population russe et ukrainienne qui exploite encore le charbon dans la ville voisine de Barentsburg. Les habitants travaillent principalement dans le secteur de la recherche, du tourisme, de l'éducation et du secteur minier. Cette ville, la plus au nord de la planète, a une particularité : il n'est pas possible de la quitter à pied pour une randonnée sans être accompagné d'un guide armé, à cause de la présence de l'ours polaire sur l'archipel.

Préparation de notre voyage.

Pour découvrir le Spitzberg au début du printemps, nous avons opté pour une croisière en bateau. Nous ne voulions pas un gros navire de croisière avec 100 passagers à bord, voire plus. Je pense que ce genre de navire n'est pas adapté à la tranquillité et à la magie des lieux. C'eût été comme visiter Venise avec ces paquebots surdimensionnés ! Mais ce n'est que notre humble avis. En cherchant bien, nous avons opté pour un petit navire de pavillon français : l'Aztec Lady. Depuis une quinzaine d'années, Antoine Buziaux, le capitaine de ce navire, fait découvrir les régions arctiques à ses passagers (Groenland, Spitzberg, norvège du nord...). Nous avons embarqué début mai pour longer la côte Ouest du Spitzberg. Avant l'embarquement nous voulions profiter de notre voyage pour faire une activité supplémentaire et profiter un peu de l'ambiance de Longyearbyen. Nous avons opté pour une expédition d'une journée en motoneige pour rejoindre la côte Est du Spitzberg. Cette journée nous a permis de progresser à l'intérieur des terres.

Et la météo dans tout ça !

Bon, on est bien d'accord, on oublie les shorts et les t-shirts. Le temps peut être très changeant. Nous avons été chanceux : le soleil a été souvent au rendez-vous. Si on regarde les statistiques, mai est l'un des mois les moins chargés en précipitations. De plus, c'est le soleil de minuit. vous pourrez profiter pleinement de vos journées.

Quelques liens.

Aztec Lady

Lien vers le site de l'Aztec Lady. Les croisières sont aussi référencées sur le site de Grand Nord Grand Large.

Snowfox Travel

Prestataire d'activités diverses au Svalbard. Nous les avons choisis pour notre expédition en motoneige.

Mary-Ann's Polarrigg

Nous avons testé le restaurant. C'est une institution à Longyearbyen. La déco vaut le détour et la carte vous plongera dans la gastronomie arctique.

Stationen

On y est toujours accueilli avec le sourire. On peut y boire un verre ou se restaurer. Ce restaurant est à l'entrée d'une petite galerie marchande.

Karlsberger Pub

Bar branché du coin. La déco est en adéquation avec le passé minier de la ville. Il est juste en face de Stationen, dans la même galerie marchande. C'est le lieu de rendez-vous des locaux.

Barentz Gastropub

Pour y boire un verre ou y manger sur le pouce.





On commence par quelques photos de Longyearbyen, la ville administrative du Svalbard. C'est la ville la plus au nord de la planète. Cependant, un peu plus au nord encore, la station de Ny-Ålesund abrite une communauté de scientifiques et le bureau de poste le plus septentrional de la planète !

Ville de longyearbyen.
Etrange ville que celle de Longyearbyen. Avec ses canalisations en surface qui parcourent toute la ville et le dégel du printemps, la première impression que l'on a eue de Longyearbyen était celle d'une ville en débâcle. Avec son climat polaire, on imagine la rudesse de la vie en hiver. La nuit polaire commence fin octobre pour se terminer mi-février. Le soleil de minuit prend ensuite le relais. Accrochés aux montagnes on peut apercevoir, un peu partout, les vestiges des anciennes mines de charbon.
Centre-ville de Longyearbyen.
Centre-ville de longyearbyen. On y trouve le strict nécessaire. Un grand supermarché où on trouve de tout à des prix qui s'envolent. Une poste, des restaurants, des bars, quelques hôtels et, bien sûr, des boutiques de souvenirs.
Logements colorés de Longyearbyen.
De nombreux logements colorés tentent d'égayer la ville au passé minier.


Longyearbyen.
Autre vue de la ville. Longyearbyen possède deux écoles et une université.
Paysage île de São Miguel aux Açores.
Longyearbyen côté fjord.
Logements colorés de Longyearbyen.
Alignement de petits logements colorés. Ça nous a rappelé les maisons colorées sur pilotis de Trondheim. Ici, c'est la version neige.
Rennes du Svalbard.
Première rencontre avec les rennes du Svalbard sur la route qui mène à l'église, sur les hauteurs de la ville. Ils sont trop mignons
Un renne à Longyearbyen.
L'herbe est bien meilleur en ville. Pas besoin de gratter la neige. what else ! Et en plus pour les touristes on est des stars.
Statue d'un mineur anonyme au centre-ville de Longeaybyen.
Statue en bronze d'un mineur anonyme avec son équipement, au centre-ville de Longyearbyen.

Statue de Eivind Astrup.
Statue d'Eivind Astrup. Cet explorateur norvégien est connu pour avoir été le premier à utiliser les traîneaux à chiens et les skis dans les expéditions polaires.
Panneau attention aux ours.
Panneau « Attention aux ours ». Il est interdit de s'aventurer au-delà de cette limite, sans être accompagné d'un guide armé.

Parking à chiens à Longyearbyen.
Parking à chiens. Je ne savais pas que cela existait. Peut-on se prendre une amende si le chien est mal garé ?
Panneau attention aux motoneiges.
Autre panneau local : Attention aux motoneiges. C'est vrai qu'il y en a des centaines dans le coin. L'hiver, c'est parfois le seul moyen de transport.
Ancienne mine de charbon.
Une ancienne mine de charbon, pas très loin de l'église. Je crois que c'est celle qu'on peut encore visiter.
Eglise de Longyearbyen.
La petite église de Longyearbyen semble veiller sur la ville depuis les hauteurs.
Université de Longyearbyen.
En arrière-plan l'université et la bibliothèque. Les étudiants y viennent pour se former à la biologie, à la géologie, à la géophysique ou à la technologie arctique. Au premier-plan la star des lieux.


On part maintenant vers la côte Est du Spitzberg pour une expédition en motoneige. Notre groupe, d'une dizaine de personnes, est encadré par deux guides. nous allons parcourir environ 90 km à l'intérieur des terres pour nous rendre sur la côte Est du Spitzberg. Nous allons traverser des vallées sublimées par la neige. Une belle expérience avec ce mode de transport pour découvrir la beauté des paysages arctiques.



Philippe en expédition en motoneige avec snowfox travel.
Philippe en warrior des neiges.
Jean-Jacques, le créateur et photographe du site.
Et là, c'est moi, Jean-Jacques, le photographe et créateur du site.
Motoneiges au Spitzberg.
Notre parcours vers la côte Est du Spitzberg est ponctué d'arrêts pour nous permettre d'admirer les paysages.
Expedition en motoneige dans les terres du Spitzberg.
Notre groupe progresse en motoneige dans les paysages grandioses du Spitzberg.
Le passage est parfois délicat en motoneige.
Certains passages sont difficiles à négocier. Il est impératif de suivre les traces de notre guide.
Désert de neige et de glace au Spitzberg.
Du blanc à perte de vue. Nous traversons un désert de neige et de glace.
Plaine enneigée du Svalbard.
Avec nos motoneiges, nous progressons à la vitesse d'une mobylette au travers de plaines enneigées.
Montagnes pointues du Spitzberg.
Spitzberg signifie montages pointues.
Motoneiges en Arctique.
Notre groupe marque une pause. Sous la neigne, parfois de la glace. Il faut maîtriser sa motoneige. Nous sommes au milieu de nulle part. Nous et le silence de l'Arctique.
La beauté des paysages du Svalbard.
Les vallées traversées rivalisent de beauté.

Côte Est du Spitzberg.
L'arrivée sur la côte Est du Spitzberg est tout simplement spectaculaire. Nous progressons sur la mer gelée face à un glacier. Nous sommes sur le territoire de l'ours polaire. Dommage, il est resté discret. Peut-être était-il tapi à nous observer de loin.
Paysage du Haut-Arctique.
Le temps passe vite ! Nous avons encore environ 90 kM à parcourir pour retourner à Longyearbyen. Après un déjeuner devant le glacier, nous empruntons un autre chemin pour le retour, dans des paysages tout aussi grandioses.


Notre croisière à bord de l'Aztec Lady a débuté au début du mois de mai. Nous sommes partis de Longyearbyen et avons suivi la côte ouest du Spitzberg en direction du nord jusqu'au Liefdefjorden, où trône le majestueux glacier de Monaco. Au fil de notre voyage, nous avons effectué de nombreuses escales pour débarquer et découvrir les lieux, notamment la baie de la Croix et la baie du Roi. Nous avons également eu le privilège de passer une nuit à Ny-Ålesund, petite station scientifique parmi les plus septentrionales du monde. De magnifiques randonnées ont rythmé notre croisière. Dans ce désert glacé qu'est le Spitzberg à cette saison, nous avions parfois l'impression d'être seuls au monde, uniquement accompagnés par le craquement de la poudreuse sous nos pas. La faune arctique était également au rendez-vous : nous avons croisé des rennes, aperçu de petits renards polaires, observé des morses et des phoques, toujours en alerte près de leurs trous dans la banquise. Et, en toile de fond permanente, les paysages grandioses du Spitzberg nous ont offert un spectacle d'une beauté saisissante. Ci-dessous, quelques photos, non chronologiques, de notre périple.



Rennes du Spitzberg.
Rencontre avec les rennes lors de notre première sortie sur la côte Ouest du Spitzberg. Celui-ci a perdu un bois. Peut-être celui que j'ai trouvé, enfoui sous la neige.
Rennes du Svalbard.
Sans cesse en quête de nourriture, ils grattent la neige pour atteindre la mince pellicule de végétaux. Ils sont peu farouches mais nous surveillent quand même d'un œil.
Troupeau de rennes au Spitzberg.
Lors d'une autre sortie, nous avons croisé un troupeau de rennes. Ces rennes ont une fourrure épaisse. C'est aussi une des plus petites espèces de rennes. Leur bois poussent au printemps et tombent en hiver. Ils sont tout simplement craquants.
Le navire Aztec Lady ancré sur la banquise.
La croisière s'intitulait « dans les glaces du Spitzberg». Bon on y est là ! LAztec Lady dans un décor de rêve.
Marche sur la banquise.
Notre petit groupe en marche sur les eaux gelées du fjord, en direction d'un glacier.


Cabane de trappeur au Spitzberg.
Dans les années 1800, des aventuriers sont venus sur ces terres gelées pour vivre de la chasse (vente de fourrures de rennes et d'ours). Ils ont construit de petites cabanes avec le bois qu'ils trouvaient sur les plages. Ces trappeurs ont fait de véritables carnages.
Glacier de Monaco au spitzberg.
Marche vers le glacier de Monaco, si je ne me trompe pas. On se sent seul au monde dans ce désert arctique. Seul le craquement de la poudreuse sous nos pas nous accompagne.
Plaques de glace à la dérive.
Plaques de glace à la dérive et, toujours, ces petites montagnes pointues en arrière-plan.
Dans les glaces du Spitzberg.
Dans les glaces du spitzberg avec une météo au top. Nous sommes chanceux !
Apéro sur la banquise.
Notre groupe rentre de randonnée. L'équipage nous fait la surprise d'un apéro sur la banquise. Un moment convivial parmi tant d'autres.
Un renne au repos.
Non, il ne fait pas la gueule parce qu'on ne lui a pas offert l'apéro ! Un renne au repos, quelque part au Svalbard, profite, lui aussi du soleil.
Reflet des montages dans les eaux des fjords.
Montagnes et glaciers se reflètent dans les eaux des fjords.
Glace compressée des glaciers.
Glace torturée des glaciers.

Couleur bleutée des blocs de glace.
Les blocs de glace renvoient une teinte bleutée. Une couleur bleue liée à l’interaction entre la lumière et les molécules d’eau.
Ancienne carrière de marbre.
Visite de l'ancienne carrière de marbre de Ny-London (Nouvelle Londres). Ny-London se trouve sur une petite île du Kongsfjorden.
Photo d'une grue de l'ancienne marbrerie.
Ici une grue de l'ancienne carrière.

Une cabane en bois, vestige de Ny-London.
Cette carrière de marbre a une histoire loufoque. Escroquerie ou tentative malheureuse de l'aventurier Ernest Mansfield ? L'aventurier et entrepreneur anglais y repéra du marbre en 1906. Dans la précipitation, il décrit l'endroit comme fantastique à des investisseurs anglais. L'île, dit-t-il est une pépite de marbre pur. En 1911, la Northern Exploration Company investis de grosses sommes d'argent pour y acheminer des machines. Les droits d'exploitation sont payés à Mansfield sous forme d'actions. Les premières extractions ne débutèrent qu'après la guerre. Petit hic : les plaques de marbre arrivent par bateau en Angleterre complètement effrité, dû au dégel de la pierre !
L'Aztec Lady au mouillage au Spitzberg.
Nouveau mouillage de l'Aztec Lady dans un autre décor féerique.
Cabane de trappeur.
Autre cabane de trappeur au Spitzberg. Celle-ci est encore utilisée.
Paysage du Haut-Arctique.
Paysage du Haut-Arctique. Au premier plan, un séchoir à phoques.
Séchoir à phoques.
Paysage du Haut-Arctique. Au premier plan, un séchoir à phoques.
Colonie de morses.
Un petit groupe de morses se prélassent sur une plage.
Plage au Spitzberg.
Quelque part sur une plage de la côte ouest du Spitzberg.
Banquise fracturée et montagnes au Spitzberg.
La glace fracturée reflète la couleur du ciel. On dirait une photo prise en noir et blanc.


Nous avons passé une nuit dans la petite station scientifique de Ny-Ålesund. Elle est située sur la rive sud du Kongsfjorden, qui mène à la baie du Roi. C'est la station la plus septentrionale du monde. Ny-Ålesund a été le point de départ de plusieurs expéditions dans l'Arctique. Roald Amundsen, célèbre explorateur norvégien, y a sa statue. Par le passé, on y a exploité le charbon. Les activités minières ont cessé en 1963 après plusieurs accidents meurtriers. Seule survivante de cette période, une locomotive est préservée au titre du patrimoine. Un musée retrace également l'histoire de cette localité. Aujourd'hui, les scientifiques étudient, entre autres, les impacts du changement climatique.



Maisons colorées de la station scientifique de Ny-Ålesund.
Les habitations hautes en couleur de la station scientifique de Ny-Ålesund.
Ny-Ålesund la station la plus au nord de la planète.
A 78° 55' 26" de latitude Nord, Ny-Ålesund est la station habitée la plus septentrionale de la planète.
Vue de la base scientifique de Ny-Ålesund.
Vue de la base scientifique de Ny-Ålesund. N'oubliez pas de visiter le musée qui retrace l'histoire des lieux.
Petit train à Ny-Ålesund.
Le petit train, soigneusement conservé, témoigne de l'activité minière des lieux.
Statue de Roald Amundsen à Ny-Ålesund.
La statue de Roald Amundsen. Roald Amundsen fut un marin et un explorateur polaire Norvégien. Il a participé à plusieurs expéditions polaires. Il a commandé l'expédition qui, la première, a atteint le pôle Sud en 1911.
Ce panneau nous rappelle la présence de l'ours.
Un panneau nous rappelle que le maître des lieux n'est pas forcément celui que l'on croit.


L'ancien bureau de poste de Ny-Ålesund.
L'ancien bureau de poste de Ny-Ålesund. Désormais, il vous faudra déposer vos cartes dans la boîte aux lettres de l'épicerie.


Vue panoramique de Ny-Ålesund.
Vue panoramique d'une partie de la station. Le tourisme représente aussi une source importante de revenus.
Montagnes pointues entourant Ny-Ålesund.
Les petites montagnes pointues entourant la station.